La Graphologie

1. L’écriture dévoile l’inconscient
2. Comment se forme l’écriture
3. La signification du geste graphique
4. Les champs d’application de la graphologie
      a. La graphologie et la pédagogie
      b. La graphologie et le monde professionnel
5. Le trait et le tracé
      a. Le trait : écriture positive / écriture négative
      b. Le tracé : plus d’indices encore
      c. Un aspect particulier : les barres sur le T
      d. La signature en dit long
6. Attention : l’interprétation du geste graphique a aussi ses limites
7. Conclusion

 

 

1. L’écriture dévoile l’inconscient

 

 

II existe toutes sortes d’écritures, grandes ou petites, simples ou élaborées, aériennes ou compactées, mais il n’en existe pas deux parfaitement semblables. Notre écriture, à partir du moment où elle arrive à sa « maturité » et a prit sa forme définitive, soit vers l’adolescence, nous suit toute notre vie. Selon le contexte, elle revêtira diverses formes (par exemple, on ne rédige pas une lettre de démission comme on rédige une lettre à la personne aimée), mais pour l’essentiel, à savoir tant qu’elle n’est pas altérée par l’âge ou une grave maladie, elle est là, installée à demeure, liée à notre personnalité. C’est nécessairement pour cette raison que l’écriture ou plutôt, le geste graphique, peut dévoiler notre inconscient.

En prenant du recul, on constate que notre main, lorsqu’elle trace sur le papier, est directement reliée à notre cerveau ; elle se veut dans une certaine mesure, la fidèle traductrice de sa pensée. Comment le résultat, dès lors, ne pourrait-il pas refléter notre personnalité et nos instincts ?

Pour répondre à ce questionnement, j’ai réalisé cette étude à partir d’un recueil de lettres ou passages manuscrits de mon entourage, d’un traité sur la Graphologie et je me suis inspiré de quelques éléments mis à disposition du public de Sylvie Chermet-Carroy, graphologue, lors de certaines interviews.

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2. Comment se forme l’écriture

 

Ce paragraphe à suivre relate seulement d’un cours élémentaire mais il m’est apparu nécessaire d’en faire un point avant de commencer l’étude :

Trois grands facteurs entrent en considération dans la formation de l’écriture.

Le premier de tous s’appelle le tempérament. Le tempérament résulte de l’équilibre interne de nos différents échanges : hormonaux, nerveux et glandulaires. Ces différents échanges, à leur tour, influent nécessairement sur le mode de fonctionnement de notre cerveau. Ils forment, en quelque sorte, l’assise physiologique à partir de laquelle le cerveau pourra opérer.

Le deuxième facteur est l’éducation que nous avons reçue. Il coule de source qu’une bonne éducation favorise le développement moteur et intellectuel de l’individu. Elle imprime sa marque, non seulement sur la façon de penser, mais aussi sur la façon d’agir. Sur le plan de l’expression graphique, cela se traduit en général par une écriture plus nette, plus limpide. À l’inverse, une éducation plutôt relâchée, qui n’a pas connu les contraintes de la discipline, produit ce que l’on sait : des gestes et des attitudes sans grand raffinement, et donc, une écriture (puisque celle-ci est un geste) d’aspect très souvent négligé.

Un dernier facteur, enfin, et non des moindres : la formation scolaire. C’est dans le milieu scolaire, c’est-à-dire à force de répétitions et de pratique, que la plupart d’entre nous avons appris à écrire. Il en découle donc que notre apprentissage de l’écriture dépend beaucoup de la qualité de la formation reçue. Plus celle-ci a été longue, a fait appel à toutes les facultés de notre intellect, plus notre écriture en portera les marques. Pour dire les choses autrement, le geste graphique est l’expression de notre MOI.

 

 

3. La signification du geste graphique

 

Imaginons alors qu’une écriture est un peu comme un électro-encéphalogramme reflétant l’activité cérébrale et pulsionnelle d’une personne. L’écriture révèle donc le contenu de l’inconscient, c’est-à-dire, sur un plan plus pratique, les tendances naturelles à l’œuvre dans chaque individu. Par tendances naturelles, entendons les instincts et les dispositions psychiques. Les instincts sont bien sûr le produit de nos différents échanges physiologiques.

                                                                  Ils sont comme on pourrait dire le fruit de nos forces et de nos faiblesses internes.

Souffrons-nous d’une maladie hormonale ou d’une insuffisance glandulaire ? Il va de soi que cela aura une influence sur notre tempérament. À cause de cela, nous serons, par exemple, par moments plus irritables qu’à d’autres, ou plus dépressifs. Les instincts constituent notre part innée, c’est-à-dire celle que nous apportons avec nous à la naissance. À moins que l’on ne puisse un jour modifier notre bagage génétique (ce qui reste possiblement envisageable haha..), cette part ne nous quittera plus. Elle restera indéfectiblement chevillée à notre personnalité.

Les dispositions psychiques, quant à elles, ressortent à la fois du domaine de l’inné et du domaine de l’acquis. Elles sont le produit et de notre éducation et de l’ensemble de nos facultés intellectuelles. Parmi les dispositions psychiques, incluons l’intelligence, les valeurs morales, la puissance de la volonté et, finalement, les habitudes.

 

On voit donc que l’écriture couvre un très vaste champ de la personnalité, sinon tout le champ lui-même. En apprenant à lire ce qui se cache derrière une simple missive, par exemple, il nous est possible de distinguer, à première vue, un esprit technique d’un esprit littéraire, un tempérament d’artiste d’un tempérament de mathématicien. L’écriture (le geste graphique), ne l’oublions pas, est une donnée fixe chez chaque individu. Elle possède un caractère automatique, ce qui fait qu’elle constitue un véritable moyen de détection psychique. Qualités, défauts, tendances, tout transparaît dans ces petits signes qu’on est appelé à déchiffrer quotidiennement. Ne les négligeons pas. Comme j’insisterai souvent dans ce blog, il est important d’avoir le sens du détail.

 

 

4. Les champs d’application de la graphologie

 

La graphologie est grandement utilisée, on le sait, devant les tribunaux.
Elle n’a pas statut de preuve irréfutable, mais on fait souvent appel à elle, entre autres dans les affaires de faux, de lettres anonymes et de pièces à conviction, où l’auteur a tenté de modifier son écriture par exemple.

 

a. La graphologie et la pédagogie

Dans la vie de tous les jours, la graphologie trouve aussi son utilité. Quelle est-elle ? Premièrement, grâce à la graphologie, il serait possible de suivre l’évolution de nos enfants. Par exemple, on dit souvent que l’adolescence est l’âge des grands bouleversements. Ces bouleversements sont bien sûr de tous ordres, mais plus souvent qu’autrement, force nous est de l’admettre, ils ont rapport avec la vie émotive. Mon fils, ma fille, vient-il ou vient-elle de rencontrer le grand amour ? Trouve-t-il ou trouve-t-elle que la vie présente parfois des facettes sombres ? Son rendement scolaire baisse-t-il parce qu’il ou elle se sent incompris(e) ? Tout cela, il serait aisé de le détecter en jetant de temps à autre un coup d’œil sur ses travaux écrits. On verrait si le trait s’éclaircit, prend en quelque sorte son envol ou si, au contraire, il s’épaissit, devient plus négligé.

 

b. La graphologie et le monde professionnel

 

On a déjà dû tous en faire l’expérience au moins une fois : devoir soumettre à des fins d’embauché, sinon un curriculum vitae manuscrit, tout au moins une lettre de présentation manuscrite. Le but visé était évident : faire le tamisage nécessaire pour ne retenir que les candidatures potentiellement intéressantes. Si on a été engagé, il est permis de supposer que notre écriture correspondait aux normes prescrites à l’expert graphologue, si expert graphologue il y avait. J’en convient que ce procédé d’examination n’est pas systématique, loin de là [...] Mais notre tempérament, notre personnalité, notre tournure d’esprit entraient dans les cadres du poste que nous sollicitions. On a certes dû tenir compte de notre expérience, mais plus encore de notre façon de former les mots, de conclure nos jambages, etc.

Une personne responsable de l’embauche de candidats dans une entreprise devrait être doublement conscient du caractère positif de l’analyse graphologique. Car elle peut épargner beaucoup de désagréments. Mentionnons, à titre d’exemple, le processus de sélection qui, grâce à elle, peut être considérablement raccourci : moins de coups de fil à donner, moins de candidats à rencontrer, donc moins de pertes de temps et d’argent. L’analyse graphologique – et ce n’est pas là le moindre de ses bienfaits – peut aussi aider à minimiser les risques d’erreur. Personne, évidemment, n’aime se tromper, mais se tromper sur la valeur d’un candidat ou d’une candidate, tout bonnement parce qu’on a eu le malheur de se fier à sa bonne mine et à son CV impeccable, peut être bien pis, puisque, la plupart du temps, cela implique un déficit financier à la clé.

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5. Le trait et le tracé

 Dans l’analyse graphologique, je distingue 2 choses essentielles : le trait et le tracé. Le trait et le tracé sont, en quelque sorte, les poutres de soutènement de la graphologie. Par TRAIT, entendons la consistance et l’épaisseur. Le trait peut être flou, léger, appuyé, pâteux, saillant, sans relief. Il indique les éléments fondamentaux du tempérament individuel. Le TRACÉ, lui, est assimilable à la forme et au dessin. Il est tantôt ordonné, progressif, harmonieux, ou bien déformé, désorganisé, discordant. Il indique l’orientation de la pensée, l’usage que le sujet fait de ses facultés, son comportement social.

 

a. Le trait : écriture positive / écriture négative

Le trait : la clef pour savoir distinguer une écriture positive d’une écriture négative. Faire cette distinction est chose relativement aisée. Avec un peu d’entraînement, on peut vite y arriver. Il faut d’abord apprendre à maîtriser cet aspect essentiel de l’analyse d’une écriture. Il est en soi déjà fort révélateur. Ici, le principe de base est le suivant : une écriture dite positive dénote une source d’énergie vitale très grande. Une écriture négative, à l’inverse, indique un fort défaut d’énergie. Une écriture sera considérée comme positive, si le trait correspond à l’une ou à plusieurs des épithètes suivantes : rapide, appuyé, rectiligne et/ou net. Une écriture dont le trait sera à l’évidence lent, léger, courbe ou pâteux sera considérée comme négative.

 

Signification générale (selon mon avis personnel je souligne) des traits positifs et négatifs :

 

Trait lent : Hésitation

Trait rapide : activité

Trait léger : impressionnabilité

Trait appuyé : volonté

Trait rectiligne : réalisation

Trait courbe : imagination

Trait pâteux : sensualité

Trait net : force mentale

 

Toutefois, ces différences dans le trait peuvent aussi s’allier et s’opposer, formant des combinaisons qui pousse à nuancer le jugement.
Un exemple que j’ai eu : Au sein de la même écriture, on retrouvait un trait pâteux (élément négatif) allié à un trait rapide (élément positif), on pourrait en conclure que la sensualité du sujet affaiblit plus ou moins son activité. D’où des conflits psychologiques possibles entre les instincts et la volonté. Par ailleurs, il ne faut pas percez de vue que le tempérament fondamental influence le type d’écriture : le Nerveux s’agite, le Bilieux entreprend, le Sanguin s’emporte et le Lymphatique, enfin, préfère ne pas trop bouger, d’où une certaine lenteur dans son trait (si on reprend le cours transposé en 2.).

Voici un bref classement (non pas exhaustif !) peut aider à nuancer la première analyse, en fonction des combinaisons de traits.

 

 Grande et positive : fierté ou enthousiasme irréfléchi, manque de réalisme.

 Grande et négative : présomption ou faculté de s’illusionner.

 Pleine et positive : imagination vagabonde, manque de puissance mentale.

 Pleine et négative : extravagance, fantaisie.

 Resserrée et positive : manque d’ardeur, Pondération.

 Resserrée et négative : timidité, défiance de soi.

 Juxtaposée et positive : intuition, manque de déduction.

 Juxtaposée et négative : manque de sens pratique, utopie.

 Rapide et positive : vivacité, manque de calme et de sang-froid.

 Rapide et négative : agitation, irritabilité, dispersion.

 

b. Le tracé : plus d’indices encore

 

Grâce à l’étude des traits, on connaît donc déjà un certain nombre d’éléments permettant d’avoir une idée globale du caractère de la personne qui est derrière cette écriture. Il faut maintenant préciser ou confirmer cette première perception, avec l’étude du tracé.

Voici donc les indices les plus importants pour étudier le sens du tracé :

 

Net et régulier : ordre, méthode.

Peu soigné et inharmonieux : négligence, légèreté, désordre.

Pleins très appuyés, renflés : sensualité, volupté.

Incliné vers la droite : sensibilité, vivacité d’esprit.

Incliné vers la gauche : esprit raide, dissimulation.

Net et vertical : froideur, égoïsme.

Montant, décidé : activité, bonne humeur, esprit de décision.

Indécis, descendant : tristesse, découragement (ou maladie).

Petit : tempérament introverti

Sinueux dans l’ensemble : ruse, souplesse d’esprit.

Juxtaposé, lettres séparées et écart de mots régulier : esprit solitaire, méticuleux, secret.

Resserré, microscopique : méfiance, susceptibilité, étroitesse d’esprit, méticulosité.

Zigzagant et saccadé : esprit versatile, fantasque, absence d’auto-contrôle.

Troublé, déséquilibré : problèmes émotionnels, difficultés d’adaptation.

Sobre, homogène, avec majuscules proportionnées : esprit méthodique, capacité de s’autogouverner.

Appuyée, tremblée, présentant des déformations choquantes (comme des lettres qui se rallongent ou courbent) : tempérament nerveux, problèmes affectifs.

 

Ensuite, il faut examiner plus spécifiquement comment chaque lettre est formée après avoir analysé le TRAIT et le TRACÉ :

 

Majuscules ornées et fioritures : vanité, prétention

Lettres anguleuses : agressivité, esprit acariâtre.

Lettres « i » avec un point placé très haut : esprit attentif, ordonné, précis.

Lettres barrées en retour, avec une boucle à gauche : ténacité, obstination.

Lettres A et O ouvertes : cordialité, confiance.

Lettres A et O fermées : rudesse, méfiance.

Premières lettres de chaque mot appuyées, renflées ou légèrement agrandies par rapport aux autres lettres du mot : sensualité dominante, tempérament voluptueux.

Mots fréquemment reliés les uns aux autres : méthode, esprit de suite (mathématique et logique), capacité de synthèse.

 

c. Un aspect particulier : les barres sur le T

 

Au fil de mes recherches, il s’est avéré que les graphologues étudient tout spécialement la façon dont les gens ajoutent une barre au T. En fait, cela constitue en soi un test fort révélateur.

Voici les diverses formes de la barre du T  que j’ai pu répertorier, appliquer et lister:

 

Fine et droite (ne dépasse pas la barre verticale sur la gauche) : douceur, affabilité.

Appuyée, traversant la hampe du sommet (horizontalement) : volonté, entêtement.  [ C'est le cas de l'écriture de Mélenchon par exemple ]

Appuyée, tracée au dessus de la hampe ( au dessus de la barre verticale, léger espace) : despotisme, autoritarisme.

Fine et sinueuse : bonté, enjouement.

Barre horizontale à droite, et séparée de la hampe : ardeur, esprit d’initiative.

Barre oblique sur la hampe et se terminant en pointe de volonté combative : optimisme, entêtement, ambition.

Lettres T non barrées, avec crochet remontant à droite du pied de la hampe : esprit de contradiction.

 

d. La signature en dit long

 

De nos jours, avec la paperasse informatisée, la signature est souvent la seule pièce d’écriture dont on dispose pour analyser une personne. Mais elle est aussi un geste de l’inconscient par excellence et, en quelques traits, elle en dit beaucoup sur une personne. La signature est souvent très investie au niveau narcissique et constitue le «sceau» de l’individu. De surcroît, la signature est généralement exécutée dans un climat de hâte. En ce sens, elle est fort spontanée, et d’autant plus révélatrice.

Montante : esprit de réalisation, sens pratique, décision rapide.

Horizontale et soulignée : esprit tranquille, satisfait de lui-même, indépendant et suffisant.

Sinueuse avec lettres courbes : diplomate, conciliant, caractère agréable.

A continuer

 

6. Attention : l’interprétation du geste graphique a aussi ses limites

Première limite : L’usage de plus en plus répandu de l’ordinateur : il y a beaucoup moins de gens qui écrivent uniquement à la main. Avec la montée en flèche de l’usage de l’ordinateur et la facilité avec laquelle il est possible de maîtriser, au moins dans leurs grandes lignes, certains traitements de texte, il ne reste plus que quelques irréductibles pour trouver des avantages à l’écriture à la main. Eh ouai, nous ne sommes plus à l’époque de Voltaire et autres infatigables épistoliers ! Une chose est sûre cependant : les gens écrivant moins (on ne fait plus que remplir des formulaires et rédiger des notes de service à la va-vite) voie leur écriture souffrir. Car l’écriture est un peu comme un sport : si on ne le pratique pas régulièrement, le rendement baisse. Qui plus est, la mise au rencart de la plume au profit du stylo fait aussi en sorte de fausser les données. La plume permettait une finesse de trait inégalable, que le graphologue pouvait interpréter sans restriction. Avec l’usage du stylo feutre ou à pointe grasse, au contraire, le trait perd de sa netteté, ce qui limite d’autant l’analyse. En résumé, si on projetait d’embaucher une secrétaire ou un employé ayant toujours travaillé sur un système informatique, il faudrait être prudent et ne pas se fier uniquement à un échantillon de son écriture. Celle-ci peut avoir été faussée par un grand nombre d’années passées assis devant un clavier d’ordinateur. Il faut alors plutôt prendre en considération d’autres aspects de sa personnalité.

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Deuxième limite: Le grand nombre de gauchers. Dans l’ancien système scolaire, il était très difficile de rester gaucher. Des maîtres zélés s’employaient aussitôt à corriger ce qui était alors considéré comme un grave défaut, pouvant troubler l’apprentissage; de l’écriture. Aujourd’hui, il n’en est plus rien. Les gauchers ont droit de sité dans les lycées, tout autant que les droitiers. Résultat, une écriture complètement différente qui déroute les graphologues. Car, il faut bien le dire, tout le système d’interprétation des graphologues est basé sur l’écriture de la main droite. Si donc le sujet est gaucher, les possibilités d’analyse tombent. Avant de jeter un coup d’œil sur un échantillon d’écriture, il faut se renseigner sur le sujet : est-il gaucher ou droitier ? Cela évitera quelques mécomptes. De toute façon, une écriture de gaucher est en général assez reconnaissable : elle penche vers la gauche et les lettres sont beaucoup plus rondes que chez le droitier. En outre, si la personne a utilisé un stylo à pointe grasse, quelques macules surgiront ça et là, résultat de «l’essuyage» de l’écriture par la main.

 Troisième limite : Ne prendre en considération que l’écriture pour juger quelqu’un est une entreprise difficile, voire périlleuse. Et elle le devient d’autant plus si l’on ne se base que sur un aspect en particulier de la personnalité, à savoir l’écriture. L’écriture, disons-le clairement, fait partie d’un tout. Savoir l’interpréter aidera certes à démêler le bon grain de l’ivraie le moment voulu, mais il ne faut pas escompter aller plus loin. L’interprétation de l’écriture, en effet, ne remplacera jamais une analyse globale de la personnalité. Se fier uniquement à un échantillon d’écriture pour juger quelqu’un, c’est prendre, à toutes fins utiles, la partie pour le tout ; en bref, c’est aller contre les lois de la logique.

Ne soyons donc pas trop prompt à poser un jugement d’ordre moral, car ce n’est pas là le but premier de la graphologie. Le but premier de la graphologie, du moins à ce stade-là, consiste à cerner une personnalité dans ses grands traits.

 

7. Conclusion

 Pour bien analyser l’écriture d’une personne, on doit se mettre, en quelque sorte, dans la peau de celle-ci et ressentir ses états d’âme pendant qu’elle écrit. En somme, «être» celui ou celle qui écrit. Afin d’y parvenir, essayer tout simplement d’imiter l’écriture qu’on souhaite analyser, un peu comme un humoriste essaierait de singer ou de caricaturer une personne. Dès lors, la signification cachée d’une écriture devient moins compliquée à saisir que pourraient nous le faire croire certains traités de graphologie. En effet, par cette pratique, on peut remonter directement à la cause psychologique, à l’unité fondamentale derrière la multitude des signes à analyser. Ainsi, sans forcément connaître toutes les subtilités de la graphologie, on peut déjà en savoir beaucoup (tout comme les humoristes sont souvent de fins psychologues). Et rappelons nous que l’écriture est une sorte d’électro-encéphalogramme témoignant de l’activité cérébrale et pulsionnelle d’une personne. Ce puissant détecteur de mensonges – ou de vérités – qu’est l’écriture est une excellente façon d’avoir un certain nombre d’informations clés sur une personne même sans les avoir jamais rencontrés.

                                                                                                                                                                                                                            

Une Réponse à “La Graphologie”

  1. flofi380 dit :

    Super site,j’espère qu’il y aura d’autre thème aussi génial que celui-ci.

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