Le Sourire sincère

 

1. Notre vision du sourire.
2. Dualité du sourire : Le sourire sincère et le sourire de convenance.
3. Comment reconnaître un vrai sourire ?
4. Asymétrie du sourire.
5. Et pour aller plus loin [...] 

 

 

 1. Notre vision du sourire.

Le sourire est naturellement associé aux lèvres, notre regard se focalise arbitrairement au niveau de la bouche de la personne quand on veut apprécier un sourire.

Nous pensons par mégarde pouvoir estimer la valeur d’un sourire par l’écartement plus ou moins ample entre la lèvre supérieure et celle inférieure. Effectivement, la première image qu’on aurait en s’imaginant un sourire radieux nous évoquerait certainement un « sourire à pleines dents » avec les lèvres savoureusement ourlées comme le voudrait le modèle hollywoodien, ou bien plus rattaché à une réalité générale, à des commissures très étirées laissant apparaître les pointes saillantes d’une rangée émaillée enrichies par de grandes fossettes latérales. Mais cette expression rieuse se veut-elle pour autant sincère

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2. Dualité du sourire : Le sourire sincère et le sourire de convenance.

Dans notre société actuelle, le sourire prend une place très importante en ce qui concerne l’apparence de soi et ce que l’on veut transmettre à autrui ne serait-ce que pour faire bonne impression, à un entretien ou simplement socialement, voire même et bien souvent pour des questions de politesse. Il est ainsi fréquent et concevable de cacher ses émotions derrière un sourire, afin de dissimuler ce que nous ne voulons pas forcément transparaître et changer quelque peu la donne de notre interprétation. Le sourire est alors souvent exigé pour bien paraître mais est aussi un outil facile pour terrer nos ressentis véritables dans certaines circonstances, et ce, dans une dichotomie bien dissimulée. Alors comment reconnaître un sourire sincère d’un sourire dit de convenance ou simulé ?

Il faut savoir que nous avons tous deux sourires, à savoir un  » vrai » que l’on réserve à des personnes que l’on apprécie ou à des situations qui nous sont plaisantes et un « faux » pour des raisons de politesse ou comme dit précédemment pour escamoter nos véritables émotions. Ce dernier étant celui que nous utilisons le plus au quotidien.

Cette dualité du sourire qui existe chez chaque personne n’est non pas acquise mais innée, en référencement à « What Every Body is Saying » de Joe Navarro il serait d’ailleurs pour cela que les bébés de quelques semaines gardent leur véritable sourire pour leur mère et l’autre pour les autres individus. 

 

 

3. Comment reconnaître un vrai sourire ?

En réalité on reconnaît naturellement chez quelqu’un un vrai sourire d’un faux, sans pour autant pouvoir l’expliquer, et ce grâce aux neurones miroirs découverts dans les années 90 par Giacomo Rizzolatti, qui simuleraient les émotions et expressions de la personne se trouvant face à nous. Mais ce « réflexe inconscient » ne se suffit pas toujours à lui même pour véritablement distinguer de manière lucide s’il s’agit d’un sourire sincère ou simulé. Ainsi suite à de nombreuses expériences de Paul Ekman que l’on connaît bien aujourd’hui dans le monde de la synergologie, les hypothèses du neurologue français Guillaume Duchenne ont pu être confirmées et complétées. En effet, ce dernier avait découvert le fait que le sourire authentique ne sollicitait pas les mêmes muscles que celui de convenance. Un sourire spontané utilise le muscle qui environne l’œil (l’orbicularis oculi) qui vient ainsi à se contracter si le sourire est sincère. Sans vouloir faire de double paradoxe, inutile de préciser qu’il n’est pas possible de le contracter de manière volontaire. Outre cela, le grand zygomatique y est aussi sollicité avec pour effet d’étirer les commissures des lèvres jusqu’aux oreilles alors que pour un sourire de convenance seulement le petit zygomatique est utilisé.

 

Pour faire simple, 3 éléments sont nécessaires pour considérer un sourire comme sincère :

 

La bouche au moins légèrement entrouverte

Un sourire apparent au niveau des lèvres

La présence de « pattes d’oies » aux coins des yeux

 

Ce dernier point étant l’élément le plus révélateur et celui que l’on va chercher à regarder pour reconnaître l’authenticité. Puisqu’en effet plus les plis seront marqués; plus la véracité sera avérée. Attention : A l’inverse, un sourire trop accentué au niveau des lèvres qui s’étend plus largement peut être signe de malhonnêteté. Ce genre de sourire forcé a par ailleurs tendance a retomber légèrement et assez rapidement mais reste plus longtemps ancré.

En terme d’observation, il est donc de bon ton d’oublier quelque peu le reste du visage et de se concentrer sur les yeux, contrairement à la première image que nous nous faisions d’un sourire radieux. Vous serez par ailleurs sûrement impressionnés de voir comme l’expression d’un sourire peut être différente en comparant avec la vue du haut du visage uniquement !

 

 

4. Asymétrie du sourire.

Il arrive fréquemment qu’une personne ne sourit que d’un seul côté. Alors, en général une asymétrie en terme d’expression faciale n’est pas une bonne chose car elle exprime une contradiction interne. Pour le sourire en question, certains sont catégoriques avec le fait qu’il est forcément fabriqué en tout cas si  c’est la commissure de droite qui se soulève, c’est obligatoirement mauvais signe : cela démontre que la personne exerce un contrôle sur sa volonté, l’hémisphère gauche du cerveau est sollicité. Par contre le doute s’installe si c’est le côté gauche qui remonte puisque basiquement l’hémisphère droit est le siège des émotions, alors en faisant appel à son intuition ou en se reposant inconsciemment sur ce que nous font ressentir nos neurones miroirs, la détermination sera situationnelle et impressive.

N’oublions pas cependant qu’un sourire qui ne se veut pas sincère n’est pas nécessairement une mauvaise chose, comme expliqué plus haut nous possédons tous cette binarité et il est important de faire la part des choses selon les situations, et ainsi aussi pouvoir apprécier les efforts d’une personne car rappelons le, un sourire qu’il soit vrai ou pas, part le plus souvent d’une bonne intention.

 

 

5. Et pour aller plus loin [...] 

♠  En scrutant discrètement si les plis se forment aux coins, il est bon de savoir que les joues remontent légèrement et viennent effacer les poches présentes sous la paupière inférieure.

♣  Le sourire de convenance peut faire appel au muscle « risorius » qui étire les commissures non pas vers le haut mais à l’horizontale, dans ce cas il n’est pas utile d’observer les yeux de la personne, cela signifie que la personne ne prend même pas la peine d’essayer de vous faire un sourire sincère.

♥  Vous pouvez utiliser cela au Poker, selon les personnes, les termes de vrai et faux peuvent y être interprété par « un sourire de très bonne main » et « un sourire de bluff ».

♦  Dans le cas d’un entretien d’embauche, il est rare qu’une personne se sente vraiment à l’aise et dans une situation agréable, alors ayant conscience que nos sourires, même si nécessaires, ne seront pas les mêmes que ceux attribuer à nos proches, offrir un sourire moins rayonnant mais plus spontané fera meilleure impression. Aussi, ancrer un bon souvenir pour se remémorer un événement amusant, une vidéo qui nous a fait rire ou autres peut être une bonne alternative pour offrir un sourire le plus authentique possible lorsque c’est nécessaire, attention cela dit à ne pas paraître « ailleurs » mais rester bien concentré.

 

 

 

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