Jeu de jambes

1. Introduction
2. Position debout
3. Position assise
4. Pied par terre, pas à terre
5. Conclusion

 

1. Introduction

Plus une partie du corps est éloignée du cerveau, moins nous en avons conscience. Ainsi, les jambes et les pieds sont une source d’informations idéale pour établir l’état dans lequel se trouve une personne. Ne vous êtes-vous jamais demandé si le fait de croiser les jambes avait une signification particulière ? Pourquoi vous sentez-vous mieux dans une position plutôt qu’une autre à un instant T ? Existe-t-il des constantes que notre corps appliquerait selon notre état d’esprit ?

Pour répondre à ce questionnement, j’ai listé les postures les plus communes que nous employons – aussi bien en position assise que debout – avec leur significations associées. Dans le cadre de cette étude je me suis appuyé sur des bases de synergologie (notamment en ce qui concerne l’importance de la direction des pieds, et le principe du croisement de jambe) mais aussi à partir d’une recherche approfondie et personnelle d’une large quantité de vidéos et de situations réelles afin de recouvrir un maximum de position que nous sommes susceptibles d’adopter. Il en convient donc que cette liste n’est pas exhaustive et que je me réserve certains points de recherche et d’observation pour compléter cet article.

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2. Position DEBOUT

 

a) Les jambes tendues et jointes.

Cette position semble exprimer une attitude neutre et de non-engagement.                                                                                                                                                                                                                                                                        La personne ne dénote pas d’ambition particulière ni ne se sent dans une position malaisante, souvent en attente d’un évènement prédéfini ou non (exemple : Arrêt de bus) elle reste ouverte à la conversation, à moins que son regard ne soit dirigé vers le sol auquel cas elle se trouve en introspection. Souvent, nous prenons aussi inconsciemment cette position lorsque l’on nous prend en photo car nous nous retrouvons dans une brève situation d’attente où l’on se recentre sur soi-même, d’où la conséquence de rapprocher nos membres le plus possible dans l’alignement du tronc.

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b) Les jambes simplement écartées.

Majoritairement masculin, il s’agit d’une volonté de domination, ou tout simplement de montrer que l’on est là. La personne souhaite que l’on prenne conscience de sa présence sans pour autant être au centre de l’attention. Ayez l’image d’une personne de la sécurité qui adoptera presque systématiquement cette position. Elle est aussi très souvent usitée par les personnes politiques.

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c) Un pied en avant.

Le poids du corps se déplace souvent sur une hanche, avançant ainsi le pied vers l’avant. Cette posture est la plus classique, et celle qui nous parait le plus souvent la plus naturelle. Et qui dit naturelle dit informations inconscientes d’autant plus transcrites, en effet il arrive souvent que la direction du pied avancé indique celle que notre cerveau aimerait prendre. Si le pied a tendance a pointer vers l’interlocuteur, la personne est investie et à l’écoute de la discussion, elle se sent à l’aise dans la situation. A contrario, si le pied pointe plutôt vers une direction échappatoire comme une porte par exemple, il y a de grandes chances que la personne souhaiterait quitter sa conversation, par ennui, empressement, ou situation de malaise.

 

d) Les jambes croisées.

Cette posture traduit souvent une attitude fermée, soumise ou défensive. Ou bien simplement l’envie de se rendre aux toilettes [...] Attention « défensive » ne veut pas nécessairement dire que la personne est opposée au discours, mais qu’elle fait appel à un mécanisme de défense pour se sentir plus à l’aise, pour combler un manque de confiance en soi par exemple elle ressent alors le besoin de se protéger contre ses propres angoisses, ou bien parce qu’elle se sent à l’écart de la conversation, les interprétations sont nombreuses et comme toujours rapportées au contexte !

 

A différencier d’une situation où une jambe viendrait éclipser celle tendue pour reposer le pied sur la pointe. Selon Joseph Messinger il s’agirait de la posture égotique par excellence qu’on retrouverait chez les personnes qui dissocient l’être du paraître.

 

e) Les pieds en angle droit.

Plus souvent utilisée chez les filles, la position semble traduire une disponibilité sur le plan amoureux.

 

 

3. Position ASSISE

a) Les jambes croisées.

Cela traduit souvent un besoin de protection, croiser les jambes un genou au dessus de l’autre agit comme un moyen de défense, le plus souvent en réponse à une stimulation qui engendre une émotion. Le trac, la frustration, l’agacement, le sentiment l’infériorité, la méfiance, la perte de contrôle. A chaque fois qu’on croise les jambes, pensons à ce qui nous anime de le faire.

Le croisement de jambes dépend de deux facteurs : Le genre de la personne et sa latéralisation. Si le langage corporel est universel, il est néanmoins possible qu’il existe des variantes selon que l’on soit un homme ou une femme, droitier ou gaucher.

Ainsi un homme droitier qui croiserait sa jambe droite sur sa jambe gauche se sentirait à l’aise dans son contexte, dans le cadre d’un débat l’on pourrait dire qu’il maîtrise le sujet. A l’inverse, si c’est le genou gauche qu’il passe au dessus de l’autre, la personne éprouvera la plupart du temps un besoin de protection en réponse à une stimulation qui engendrerait une émotion ; que ce soit le trac, le sentiment d’infériorité, la frustration, le stress, l’agacement, le désaccord ou la perte de contrôle.

Pour une femme droitière tout serait à l’opposé. La jambe droite sur la jambe gauche traduirait un confort de situation et l’inverse serait une conséquence à une émotion.

Évidemment, pour les gauchers, il faut tout tout inverser.

Ajoutons à cela le fait que si la personne croise les jambes en glissant l’une de ses mains entre ses cuissesnous avons certainement affaire à une instabilité ou une difficulté à maitriser une situation

 

b) La jambe en équerre.

Une jambe posée au sol, l’autre repliée sur cette première avec le pied reposant sur le genou. Ce geste donne l’impression que la personne est détendue, en réalité il traduit une certaine forme de stress mais qui ne perturbe pas la personne, car elle se sent en posture de pouvoir défendre ses idées, elle est prête à argumenter. Cette posture montre une certaine volonté de dominance, et un désir d’avoir confiance en soi, qui attention n’est en réalité qu’une façade dans certaines circonstances. Dans un débat, une négociation ou un entretien cette position qui agrandit l’espace corporel de la personne est en fait une posture défensive, primitivement cette barrière créée inconsciemment par l’esprit transcrit comme une peur de recevoir un coup mal placé.

De plus, si la posture est verrouillée, c’est à dire si une ou deux mains viennent retenir la jambe en appui sur le genou, cela traduit un manque de flexibilité et souvent une attitude de rivalité. La personne sera donc plus sujette à refuser une demande ou à rejeter une opinion. A bannir donc lors d’un entretien et à se méfier de la confiance accordée si la personne est face à nous.

Aussi, si le genou repose sur un élément comme une table, il s’agit d’une attitude de protection de territoire ou de valeurs.

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L’école des gestes Messinger

 

c) Les jambes tendues, et les chevilles croisées.

La personne est à l’aise et se sent tout simplement la bienvenue.

 

 

d) Un ou deux pieds accrochés dans les barreaux de la chaise.

La personne est intimidée. Elle se retrouve alors dans une posture inférieure ou elle a besoin de se raccrocher à quelque chose, c’est sa compensation pour rester égale à son interlocuteur car elle se sent dans une relation hiérarchique semblable au Maître et à l’élève.

 

 

e) Les chevilles croisées sous la chaise.

« Signifie que la personne attend l’occasion de persuader son interlocuteur quelle a raison. En revanche, si elle se trouve dans un lieu public, cela traduit un sentiment de malaise par rapport aux inconnus qui l’entoure.. »

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Le figaro

 

 

f) Les jambes serrées et jointes.

Les jambes collées traduisent l’envie de bien paraître chez les femmes, de montrer qu’on est de bonne tenue et de bonne éducation. Dans les cultures où l’éducation est considérée comme plus stricte et où les codes de l’apparence ont plus d’importance, comme le japon entre autres, cette position est souvent adoptée.  Elle reste rare chez les hommes, mais on peut en déduire mêlé à d’autres éléments que la personne possède une grande passion qui a tendance à le renfermer sur lui-même, qu’il a grandi dans un environnement féminin ou qu’il accorde une importance démesurée à l’image que les autres ont de lui.

Par ailleurs, si les deux jambes jointes basculent d’un côté la signification est tout autre et on a là un probable signe d’anxiété.

 

g) L’accoudoir.

S’asseoir sur l’accoudoir plutôt que de s’installer correctement traduit un mécanisme d’échappatoire. La personne se trouve dans une situation qui ne lui semble pas sécure, dans une conversation qui ne l’inspire pas particulièrement ou au contraire pour laquelle elle souhaite absolument s’en tenir éloignée, ou bien simplement n’a t-elle pas l’intention de rester.

 

 

h) Jambes écartées.

Lorsque les jambes sont parallèles, c’est une position d’ouverture la personne est prête à recevoir comme à donner lors d’une négociation, et elle est ouverte à tout dialogue ou proposition. A moins qu’elle n’agite l’un ou ses deux pieds, elle se trouve dans un état stable et non anxieux et est prête à interagir. Néanmoins, si ses mains se retrouvent calées sous ses cuisses, à moins qu’il s’agisse d’un enfant, on peut en déduire que la personne a grandi malgré elle et qu’elle fait preuve d’une certaine immaturité dans certains sujets.

Outre cela, si les genoux sont très voire excessivement écartés, cela peut être signe d’arrogance ou bien véhiculer une certaine combativité selon le contexte. En effet, cela fait apparaître la personne plus imposante qu’elle ne l’est. Bref aparté, mais si les bras sont écartés et ouverts par transposition, on a ici de bons éléments de confiance.

 

 

 4. Pied par terre, pas à terre

En règle générale nous nous sentons plus en confiance lorsque nos pieds touchent intégralement le sol, c’est à dire lorsque la pointe du pied et le talon touchent encore le sol. Si l’un des pieds le quitte, ou ne s’y attache que partiellement, le climat mental semble fléchir et l’assurance est diminuée. En effet notre esprit est aussi conditionné par notre sensation du toucher, deux interlocuteurs assis sur une surface molle aurait une volonté et un engouement bien moindre que sur une surface dure. Pour une négociation, avoir un objet dur dans la main renforce notre esprit, qui se veut alors plus rigide et moins laxiste de manière totalement inconsciente.

 

 

5. Conclusion

 

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