La Chirologie 1 – Poignées de mains

2. Poignées de main : ou comment prendre le pouls d’une personne
a. La pression
b. Chaleur et Humidité
c. La manière

Avant de commencer, notons que ces interprétations sont universelles, à moins qu’il ne s’agisse d’une façon particulière de serrer la main comme l’on ferait au sein d’un groupe d’amis ou dans certaines cultures.

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2. Poignées de main : ou comment prendre le pouls d’une personne.

 

Le sens de l’observation est une qualité qu’il nous faut chaque jour améliorer, cependant quand celle-ci n’est pas toujours possible nous possédons d’autres atouts même sans le savoir pour ne pas rester « aveugle » à une situation. En effet, du fait que nous bougeons régulièrement nos mains et ce d’une vivacité plus ou moins élevée selon les individus, il peut être difficile de s’y concentrer et donc d’en tirer quelconque information sur une personne. (En supposant qu’ici notre intention est bien sûr d’évaluer globalement à qui nous avons à faire).   Or un geste aussi simple et naturel qu’une poignée de mains peut nous révéler bon nombre d’indices, du moins nous inspirer foncièrement des éléments de la personnalité de l’individu. Effectivement, la vigueur n’est pas la même chez les personnes, certaines feront preuve de mollesse quand d’autres viendront écraser votre main, ou bien certaines autres vous inspirerons une chaleur sur laquelle vous vous sentirez en confiance ou à l’inverse vous susciterons une certaine frigidité et instabilité. C’est pourquoi pour ce point, je me suis concentré spécifiquement sur cet échange de tous les jours afin d’en tirer les significations les plus précises et adroites, mêlées à de sérieuses recherches déjà existantes sur le sujet, afin de lister – encore une fois non-exhaustivement et avec une légère marge d’erreur due à la subjectivité des divers contextes – les différents cas auxquels nous pouvons être confrontés.

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Tout d’abord, pour établir un vrai diagnostic d’une poignée de mains nous allons séparer en trois parties notre interprétation : La pression exercée, la chaleur et l’humidité ressentie ainsi que la manière de le faire.

 

a. La pression

 

En premier lieu, nous allons nous concentrer sur la pression qu’exerce la personne sur notre main. Si nous devions estimer une certaine normalité d’empoignement, celui-ci se voudrait un minimum franc et énergique mais s’adapterait à la pression exercée par l’un et l’autre, dans une espèce de synergie équitable et une considération d’égal à égal. S’il existe une harmonie telle, l’on pourrait ainsi dire que nous nous trouvons dans la normalité de ce geste social. Ainsi, nous nous trouvons face à deux cas de figures depuis ce précédent cas que nous qualifierons de témoin ; La pression est-elle plus ou moins élevée ? A savoir que même s’il est souvent primordial de nuancer, cette question conduit en fait à une binarité même s’il existe évidemment des extrêmes. L’échelle de pression ici nous servira seulement à accentuer la véracité de notre interprétation.

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De ce fait, une personne qui aurait tendance à accentuer la force qu’il mets dans sa poignée voire compresserait notre main s’écarterait de notre cas de figure témoin. L’ampoule s’éclaire alors, et nous devons tout de go nous demander ce qui pourrait engendrer ce resserrement insisté, exagéré. Et voici ce qu’il pourrait en être :

 

Complexe de supériorité : La personne ne se veut pas égalitaire, elle se sent au dessus – hiérarchiquement ou hautainement – et vous fait inconsciemment passer le message qu’elle se trouve dans une position qu’elle estime supérieure à la votre.

 

Complexe d’infériorité : La personne souhaite s’affirmer, peut-être présente-t-elle un certain manque de confiance en soi ou une peur d’autrui qu’elle souhaite dissimuler, cette exubérance vient alors compenser inconsciemment ce décalage entre ce qu’elle ressent et son vouloir paraître.

 

Cependant, ces deux complexes sont en réalité étroitement liés, c’est à dire que ce sont tout deux des mécanismes de défenses qui finalement découlent de même sources. Nous pourrons ainsi condenser notre interprétation en disant qu’une telle attitude dans la poigne découlerait d’un certain trouble de la confiance en soi. Par ailleurs, la personne éprouverait une difficulté à se rasséréner, c’est à dire à se détendre pour établir un contact simple et naturel étant inconsciemment obnubilé ( eh non pas « omnibulé » comme l’on a tendance à dire !) par la volonté de s’affirmer, que ce soit par arrogance ou par compensation.

 

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A l’inverse, une poignée de main flasque et mollassonne nous inspirera très certainement un manque de vivacité. Cela se traduira par un réel manque d’audace et un non-investissement dans les relations. De plus, une flegme volontaire indiquera d’autant plus une réticence à l’engagement et une non-considération de notre personne (accentuée si le regard est complètement détourné). Attention cependant à ne pas établir une déduction trop hâtive ! Dans certains cas une personne peut aussi faire preuve d’une délicatesse accrue qui se transcrira par cette impression d’empoignement chétif, c’est le cas des personnes qui utilisent leurs mains pour une passion comme le piano par exemple, il est aussi possible qu’il s’agisse d’une personne très introvertie qui exprimera une certaine faiblesse à « aller vers l’autre » ce qui rejoint la réticence à l’engagement mais non pas de manière intentionnelle. Par manque d’habitude de cette pratique, les filles pourront aussi faire preuve de légèreté et de délicatesse dans le geste.

 

b. Chaleur et Humidité

 

Après ce premier checkpoint sur la pression exercée, il est temps de prendre la température ! En effet, il serait dommage de passer à côté de tels indices car la sensation au toucher peut directement nous révéler des éléments ressentis par la personne et ce avec facilité. Il s’agit donc ici de se concentrer sur notre sens du toucher.

En outre, qui dit chaleur et humidité dit aussi froideur et sécheresse, nous nous devons d’élargir nos champs de perception. Ainsi, nous pouvons nous trouver face à quatre possibilités : Poignée de main froide et humide, chaude et humide, froide et sèche ou enfin chaude et sèche.

Froide et humide :

Penchons nous sur le côté physiologique, quelle est la raison pour laquelle nous pourrions avoir les mains moites et froides ?
Lorsque nous éprouvons un sentiment d’anxiété ou d’angoisse, notre sang va naturellement se canaliser dans nos muscles ainsi qu’au centre de notre organisme, ainsi il va quelque peu abandonner les extrémités de notre corps (comme les mains en l’occurrence) pour se concentrer sur les parties les plus vitales. C’est une mécanique biologique qui se veut aussi bien défensive que compensatrice. Pour illustrer le propos, lorsque le sentiment de colère nous anime par exemple, l’engrenage s’enclenche, le sang se redispose comme décrit précédemment et à ce moment même sans connaissance de cause, nous avons tous l’impression d’avoir plus de force et en réalité nous en possédons réellement plus.

Réadapté à notre situation, nous pourrions en déduire d’une personne à qui on serrerait la main et qui présenterait une main froide et humide, qu’elle éprouve une situation qui lui est difficile. Selon la circonstance, il faudrait alors déterminer si cet état de nervosité intérieur est actuel, c’est à dire si la personne ressent une crainte ou un stress de nous adresser la parole, ou bien si c’est antérieur à notre rencontre, peut-être vient-elle de se disputer ? D’apprendre une mauvaise nouvelle ?

Chaude et humide :

Il y a de fortes probabilités que la personne en face soit émotive, qu’elle soit chaleureuse dans sa façon d’être et qu’elle se préoccupe de la réciprocité aussi bien que de la mutualité. Elle marcherait à l’affectif et certainement avec une volonté de plaire, c’est à dire que la personne accorderait de l’importance au regard que les autres ont sur elle dans la souciance du bien-faire et d’être apprécié.

Évidemment, cela s’adapte aussi à la situation. Ces personnes n’ont effectivement pas toujours les mains chaudes et humides, il faut tenir compte du paramètre subjectif, puisqu’il s’agit d’un échange entre deux personnes, ainsi si la main nous est présentée chaude et plus ou moins moite, l’on pourrait considérer que la personne a un bon affect avec nous et qu’elle nous serait solidaire ou bien qu’elle ait envie qu’on l’apprécie dans son désir de plaire.

Froide et sèche :  Les personnes présentant une main froide et sèche, ont tendance à exprimer un caractère qui se veut indépendant. Dans la plupart des cas cela traduit la volonté de la personne a rester dans son « milieu » pas nécessairement par refus négatif de nous laisser entrer dans le cercle d’intimité mais plus dans un désir de conservation dû à un esprit solitaire et qui a tendance à être créatif et imaginatif.

Chaude et sèche :  Lors d’une négociation, c’est à ce type que l’on décernerait la fiabilité. Une main chaude et sèche traduirait une personne réaliste, qui a conscience des choses et qui préfère que les choses soient bien définies. Ici, la personne ne se préoccuperait que peu des regards et semblerait ne pas prendre à la légère ses potentielles promesses. Nous y pourrions accorder notre confiance de manière plus sécure.

En somme, il ne faut pas négliger ce questionnement sur la chaleur et l’humidité d’une poignée de main. Car elles peuvent s’avérer être de réels indicateurs sur l’état d’esprit de la personne.

c. La manière

Évidemment, ces étapes précédentes de notre analyse se concentraient plus sur le ressenti du geste. Mais nos poignées de mains au quotidien varient presque d’une personne à une autre, car il y a toujours une manière de faire les choses. Une manière sur laquelle nous pouvons, bien entendu, déceler d’autres indices sur la personne à qui nous avons affaire. Il faut surtout éviter de se focaliser sur seulement un élément de déduction, il faut savoir jouer avec l’entonnoir des connaissances aussi bien dans un sens que dans l’autre, si l’on veut se préciser sur un élément il faut en connaître la globalité du processus. Ainsi, pour espérer déduire quelconque information il est nécessaire d’allier toutes les informations qui agiraient comme une synergie d’éléments. Car les paramètres sont nombreux et peuvent très certainement varier du tout au tout, selon d’autres aspects. Par exemple, nous pourrions très bien avoir affaire à deux poignées de main dont les gestes seraient pour toutes deux à une pression contrôlée et équilibrée, annonçant deux mains aussi bien chaudes et sèches l’une que l’autre. Mais devrions nous les interpréter de la même manière si dans un cas la personne nous sert la main du bout des doigts tandis que l’autre nous l’empoigne pendant 2min durant ? Qu’en est-il si la personne détourne le regard ? Ou bien si elle nous attrape l’avant bras pendant le geste ?

Voici donc un listing que je complèterai au fur et à mesure de mes expériences et recherches :

Paume de la main orientée vers le haut : De manière brute et primitive, nous pourrions assimiler l’inclinaison de la paume selon les facteurs de domination et de soumission. Une paume qui serait orientée vers le haut décrirait une personne soumise, attention non pas au sens propre et marginal du terme, mais plutôt que la personne ne se considère pas en position de force dans le rapport, c’est le cas par exemple quand il s’agit de « supériorité hiérarchique ». Lorsque une personne a tendance à tendre sa main ainsi de manière récurrente peu importe ses rapports avec l’individu en face d’elle, cela exprime le fait qu’elle n’est pas de nature meneuse, mais plutôt effacée dans le sens où elle n’aura pas tendance à prendre les choses en main et sera plutôt d’instinct à suivre.

Paume de la main orientée vers le bas : Dans ce cas contraire, comme dit précédemment la personne pourrait nous être supérieure hiérarchiquement, ce qui serait une façon d’interpréter le geste. Autrement, cela traduirait un caractère assuré et dominant, dans une négociation ou un débat politique par exemple, la personne se sentirait avoir le dessus. (Au passage, lorsque des débats sont animés pensez à jeter un coup d’œil aux poignées de main échangées ;p Je vous invite aussi à voir le Blogue de Philippe Turchet qui a effectué d’intéressantes analyses sur les élections américaines, affirmant que « 9fois sur 9 le corps a annoncé la victoire du débat avants les premiers mots prononcés » http://philippe.turchet.synergologie.org/ )

Paume de la main droite, non inclinée : La personne considère considère les rapports de votre relation égaux.

Avec les deux mains :

Le coude agrippé :

L’avant bras agrippé :

Main sur l’épaule :

Du bout des doigts :

En « bec de canard » :

Pendant 8ans :

Regard absent :

Les épaules détournées de l’axe :

 

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